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Windows 8 existera en trois versions

 


Microsoft annonce sur son blog que Windows 8 ne sera disponible qu'en trois versions : Windows 8, Windows 8 Pro et Windows 8 RT.

Cette dernière est réservée aux tablettes fonctionnant sur un processeur ARM. Précédemment nommée WOA pour "Windows On ARM", elle inclut la suite Office (Word, Excel, PowerPoint et OneNote) spécialement étudiée pour une utilisation tactile. On ne la trouvera que préinstallée sur les tablettes idoines. Aucune version boîte deWindows 8 RT ne sera distribuée. En outre, contrairement aux deux autres Windows 8, il sera impossible d'y installer des programmes classiques. Il faudra obligatoirement passer par les applications du Windows Store.

Pour sa part, Windows 8 sera la version la plus commune, l'équivalent de l'édition familiale de Windows 7 . C'est elle qui équipera massivement les ordinateurs de bureau et portables.

En troisième et dernière position, Windows 8 Pro prendra les rennes du secteur professionnel. Ce système reprend tous les éléments de Windows 8 en y ajoutant des fonctions telles que le cryptage, la virtualisation ou encore la connexion à un domaine sur le réseau. La version entreprise de Windows 8 sera basée sur ce Windows 8 Pro.

À noter que seul Windows 8 Pro proposera en standard le Media Center. Les utilisateurs des autres versions devront s'acquitter de l'achat d'un Media Pack, dont le prix n'a pas encore été communiqué. Un point qui ne manque pas de faire jaser les internautes.

Rappelons que Windows 8 devrait sortir à l'automne 2012. Les prix de ces différentes éditions ne sont pas encore connus.

(Source)

 

Diabète et obésité des femmes : risques d’handicaps chez l’enfant

 


Une étude américaine émet un lien entre mère obèse ou diabétique et naissance d'un enfant autiste ou rencontrant des retards de développement, rapporte le Wall Street Journal.

Les chercheurs qui ont mené cette étude sur un millier de mères californiennes, parue dans la revue spécialisé Pediatrics, estiment que celle-ci est porteuse "de sérieuses préoccupations en termes de santé publique".

Il est ainsi 67% plus probable qu'une mère obèse mette au monde un enfant autiste qu'une femme au poids considéré comme normal. Elle "est aussi deux fois plus susceptible d'avoir un enfant atteint d'un trouble quelconque du développement qu'une mère au poids normal et qui ne souffre pas de diabète".

Un autre résultat démontre que "plus de 20% des mères ayant un enfant autiste ou atteint d'un retard de développement étaient obèses pendant la grossesse". Tandis que 14% des mères ayant eu des enfants normaux étaient obèses lors de la grossesse.

Irva Hertz-Picciotto, une des scientifiques en charge de l'étude, met en garde contre une mise en cause de la mère qui se fonderait sur les résultats de l'étude : "Un facteur unique ne peut être tenu responsable pour l'un des problèmes de l'enfant.’’ Il faut donc éviter le cliché : c'est la faute de la mère.

L'étude n'explique pas pourquoi un tel lien existe, mais les chercheurs ont proposé quelques hypothèses : une mauvaise production d'insuline dans le corps de la mère pourrait par exemple affecter le transfert du sucre dans le sang vers le fœtus et avoir un impact au développement de son cerveau.

 

Ahmed Friaa à l’honneur de la science

 


L’attribution au Pr Ahmed Friaa, ancien Directeur de l’ENIT, ancien ambassadeur et  ancien ministre, du prix international de l’excellence Scientifique « Scientific Excellence Shield », lors du sixième congrès International Geotunis 2012  (du 26 au 30 mars 2012), a plus d’une signification. Le Professeur a certes été récompensé pour l’ensemble de ses travaux dans le domaine des sciences de l’ingénieur, au développement desquelles le scientifique tunisien a contribué aussi bien par des théorèmes mathématiques internationalement reconnus et des logiciels de calcul très pratiques en industrie.

Ahmed Friaa, rappelons-le, est Ingénieur diplômé de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris. Il est Agrégé de mathématiques de l’Académie de Paris, Docteur d’Etat Es-sciences de l’Université Paris 6 et titulaire de nombreux autres titres académiques et de nombreuses distinctions (Prix de l’invention, médaille de l’innovation, médaille de l’union des industriels arabes, etc.).

Comme de nombreuses compétences tunisiennes, A. Friaa s’est mis à la disposition de son pays pour le servir avec enthousiasme et engagement sincère. S’il y a des erreurs, voire des crimes, commis par le sommet du pouvoir ou son entourage immédiat, ces compétences honnêtes n’y sont pour rien et sans leur apport et leurs réalisations, le pays aurait peut-être sombré dans un profond abîme après la révolution. Les quelques rares individus qui continuent encore à les dénigrer (peut-être pour se disculper de leur médiocrité caractérisée) devraient se taire et laisser les honnêtes gens faire leur devoir.
Sans doute importe-t-il de prendre exemple sur M. Mongi Marzouk, ministre des Technologies de l’Information et de la Communication, qui a souligné le mérite scientifique du Professeur. Si d’autres gens ont des comptes à lui demander, la justice seule est habilitée à le faire.

Pour le reste, libre aux responsables actuels de faire profiter le pays de ces compétences ou de les mettre à la retraite anticipée, car même dans ce cas, ces illustres personnes ne chômeront pas.

S.A.

 

Le Prix du meilleur travail de recherche attribué au Tunisien Imed Helal

 


« Si l’homme se donne l’ambition d’atteindre ce qu’il y a au-delà du Trône (divin), il l’obtiendra assurément ». Tel est un dit du Prophète qui nous vient à l’esprit quand un des nôtres nous apporte la joie d’apprendre sa consécration par une instance scientifique internationale. Et c’est ce qui est arrivé avec l’information rapportant que Le jeune Dr Imed Helal, tunisien, vient de remporter le Prix du meilleur travail de recherche décerné lors du congrès mondial de néphrologie, tenu récemment à Vancouver, au Canada. Diplômé de la faculté de Médecine de Monastir, il avait effectué son résidanat à Tunis, puis effectué un séjour de trois années dans les hôpitaux français (notamment à l’hôpital Necker Enfants-Malades) avant de rejoindre l’équipe de recherche du Pr Professeur Schrier Robert, au Colorado, Denver (USA).

Recevant cette haute distinction, le Dr Helal, originaire de Ben Guerdane, n’a pas manqué de rendre hommage à ses maîtres tunisiens, notamment le Pr Adel Khedher dont il a été l’Assistant durant 7 ans.

 

Rapprochement de Vénus et Jupiter vers l’ouest

 


Les deux planètes Vénus et Jupiter se rapprochent de plus en plus pendant le mois de mars et vont quasiment  se frôler le 13 de ce mois

Elles sont facilement visibles à l'œil nu ces jours-ci. Pour les repérer, il suffit de se tourner vers l'Ouest dès le crépuscule. L'astre le plus étincelant du ciel est Vénus. Le second en éclat, sur la gauche, est Jupiter.

Le 13 mars, les deux planètes ne seront séparées que de 3°. C'est suffisamment proche pour que l'on puisse les contempler ensemble dans le champ d'une paire de jumelles. A noter que les deux astres se couchent actuellement vers 23h.

 

La civilisation Maya emportée par une sécheresse

 

La disparition de la civilisation des Mayas est en partie liée à une chute des précipitations, affirme une récente étude. Toutefois, cette sécheresse n'aurait pas été si extrême que ne le pensaient jusqu'alors les chercheurs.

Une nouvelle étude a été menée sur les Mayas et la sécheresse qui serait à l'origine de leur disparition. Publiés dans la revue Science, ces travaux confirment la théorie selon laquelle une chute des précipitations a contribué au déclin de la civilisation dans la péninsule du Yucatán et en Amérique centrale. Ce déclin aurait eu lieu lors d'une période pendant laquelle les précipitations ont diminué de 25 à 40%, expliquent les principaux auteurs de cette étude, Martin Medina-Elizalde du Centre pour la recherche scientifique du Yucatan au Mexique, et Eelco Rohling de l'Université de Southampton au Royaume-Uni. Toutefois cette sécheresse, avancée depuis longtemps par les chercheurs, aurait été moins intense qu'on ne l'imaginait jusqu'à présent. "Aucune estimation fiable n'avait été réalisée sur la gravité de cette sécheresse, mais certains avaient suggéré des scénarios extrêmes", souligne le site de Fox News. Des scénarios aujourd'hui contredits par la nouvelle étude. Obtenus grâce à l'analyse des sédiments de trois lacs peu profonds et d'une stalagmite, "nos résultats montrent une réduction plutôt modeste des précipitations entre 800 et 950 après JC. Ces réductions représentent seulement 25 à 40% des précipitations annuelles mais c'est suffisant pour que l'évaporation domine sur l'approvisionnement. Ce qui diminue nettement la quantité d'eau disponible" explique Martin Medina-Elizalde.

 

Nos océans jamais aussi acides depuis 300 millions d’années

 

Les océans du globe s'acidifient actuellement à un rythme qui est sans doute sans équivalent depuis 300 millions d'années, ont déclaré jeudi des scientifiques de plusieurs pays.

Lorsqu'elle s'acidifie rapidement, l'eau de mer mine et finit par venir à bout des récifs coraliens, qui fournissent un habitat à d'autres formes animales et végétales. Il devient plus difficile, de même, aux huîtres et aux moules de se doter de coquilles. Cela perturbe aussi le développement des micro-organismes dont se nourrissent les poissons.

Le phénomène inquiète vivement Jane Lubchenco, directrice de l'Administration océanique et atmosphérique nationale des Etats-Unis, qui a procédé à plusieurs exposés sur l'acidification des océans lors d'audiences au Congrès.

Les océans s'acidifient lorsque la présence de carbone augmente dans l'atmosphère. Dans les temps préindustriels, cela se produit périodiquement et naturellement quand des poussées de carbone font augmenter la température moyenne du globe, écrivent des scientifiques.

Cela fut notamment le cas lors d'une très forte émission de carbone survenue voici 56 millions d'années, rappellent des chercheurs, dont les conclusions sont publiées par la revue Science.

Les activités humaines, et notamment les combustibles fossiles, ont fait passer la densité de carbone de 280 parties par million au début de la révolution industrielle à 392 parties par million aujourd'hui.

Afin de se représenter ce qu'a pu être l'acidification des océans pendant la préhistoire, 21 chercheurs américains, britanniques, néerlandais, allemands et espagnols ont étudié des "archives géologiques" de la planète remontant jusqu'à 300 millions d'années, en quête de traces de fortes perturbations climatiques.

Les événements qui semblent analogues à ce qui se passe actuellement correspondent à des extinctions d'espèces, comme lorsque un astéroïde géant a heurté la Terre et provoqué la disparition des dinosaures voici 65 millions d'années.

D'autres extinctions massives sont signalées voici 252 et 201 millions d'années. La période de réchauffement de la Terre voici 56 millions d'années fut elle aussi marquée par une forte acidification des océans.

La période chaude qui dura autour de 5.000 ans voici 56 millions d'années fut vraisemblablement due à des facteurs comme un volcanisme intense.

Pour retracer de tels événements, les chercheurs ont étudié la couche de boue ensevelie sous l'océan Glacial Antarctique, au large du continent Antarctique. Prise en sandwich entre des couches de plancton fossile blanc, la boue marron laisse penser qu'alors, l'océan était si acide que le plancton fossile de cette période de 5.000 ans s'est dissous dans la boue.

Durant cette période-là, la quantité de carbone dans l'atmosphère a doublé et les températures moyennes ont grimpé de près de six degrés Celsius, ont conclu les chercheurs. L'acidité des océans a augmenté de 0,4 pH, sur l'échelle de 14 points de pH pendant ces 5.000 ans, estiment les scientifiques.

Cela s'est fait au rythme de 0,008 pH par siècle.

Il s'agit d'un réchauffement marqué et d'une acidification rapide, mais le phénomène est limité en regard de ce qui se passe sur Terre depuis le début de la Révolution industrielle voici un siècle et demi, déclare l'auteur de l'étude, Bärbel Hönisch, de l'observatoire terrestre Lamont-Doherty à l'université de Columbia.

Par contraste, au XXe siècle, l'acidification des océans a augmenté de 0,1 unité de pH et les auteurs de l'étude pensent que le pH va augmenter de 0,2 à 0,3 d'ici 2100.

Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, organisme de l'Onu) estime de son côté que les températures moyennes de la planète pourraient augmenter de 1,8 à 4 degrés Celsius au cours du XXIe siècle.


 

Dr. Mohamed Fourati n’est plus : Il avait réussi la première transplantation cardiaque en Tunisie

 


La médecine de Tunisie est en deuil, l’auteur de la première transplantation cardiaque dans notre pays n’est plus. Notre ami Mohamed Bergaoui nous a autorisé à utiliser son texte pour présenter le cher disparu, qu’il en soit vivement remercié :

Le garçonnet de 13 ans ne comprenait pas ce qui se passait autour de lui. Sa sœur aînée, Sania, âgée de 26 ans ne se sentait pas bien depuis quelques temps. Il la consola en appuyant sa tête contre son épaule encore frêle. Elle était sereine malgré la souffrance qu’elle endurait. Le médecin de famille venait souvent à son chevet pour lui administrer les soins nécessaires. Sans succès. Sans espoir. Du moins c’est ce qu’il comprit dans sa tête de gamin certes encore ignorant des choses de la vie mais assez intelligent pour remarquer les faits et gestes de ses parents et les interpréter d’une manière plutôt juste. Quelques jours plus tard, sa sœur bien aimée mourait dans ses bras. Il saisit une seule chose : Sa sœur, celle qui l’avait élevé était partie à jamais. Triste sort d’une dame disparue à la fleur de l’âge.

C’était en 1947, dans la ville industrieuse de Sfax. Le jeune Mohamed Fourati se souvient de ces moments comme si c’était hier. « Dans ma petite tête, cette mort fut à la fois inacceptable, inadmissible et insupportable », révèle-t-il dans son livre retraçant son parcours professionnel paru en juin 2007, sous le titre : « Pr. Mohamed Fourati, chirurgien de la première transplantation cardiaque en Tunisie ». Il en souffrira et en voulant prendre une sorte de revanche sur le destin,  il devint chirurgien cardio-vasculaire. Il sauvera des centaines de personnes qui auraient pu mourir de cette même maladie qui a emporté sa sœur. Au triste sort de sa sœur morte d’un rétrécissement mitral suite à un rhumatisme articulaire aigu, correspondait, une vingtaine d’année plus tard, une série d’opérations à cœur fermé ayant abouti à la survie de plusieurs patients souffrant du même mal.

Le professeur Mohamed Fourati avait-il planifié pour devenir un éminent professeur en chirurgie cardio-vasculaire ? Voulait-il sciemment prendre sa revanche sur le sort réservé à sa sœur ? Ou bien tout était tracé quelque part et il n’a fait que suivre, guidé ou téléguidé par on ne sait quelle force. Il penche plutôt vers la troisième alternative puisque par moments il ne savait même pas où il allait ni ce qu’il allait devenir. C’est à l’image de l’année scolaire 1952-1953, l’année qui sonna le glas du Protectorat français. Les accrochages entre la population et les forces d’occupation étaient fréquents dans la ville de Sfax. Le plus sanglant, se solda par des morts et des blessés dont l’un de ses amis, tombé à ses côtés d’une balle dans la jambe. Moment fort. Image inoubliable. L’espace d’une seconde, il pensa devenir médecin. Une idée aussi furtive qu’insensée puisqu’il tenait toujours à devenir ingénieur.

Cette même année scolaire 1952-1953, raconte-t-il, fut « une année très difficile. Néanmoins, elle portait en elle les germes d’une libération qui allait venir trois années plus tard », ajoutant que « côté études, ce fut une année dure, une année perdue pour tout le monde puisque émaillée de grèves et autres arrêts de cours sans compter que le professeur de mathématiques qui m’a fait aimer cette matière et le seul valable à Sfax était parti ».

Loin de se résigner à passer les trois mois d’été à ne rien faire, il prit son courage à deux mains et décida de se présenter au baccalauréat, non pas en section mathématiques qu’il avait suivie le long de ses études secondaires, mais en section philosophie que « je pouvais préparer tout seul, contrairement aux mathématiques ». Du coup, l’étudiant qui voulait devenir ingénieur se trouva, après son succès au baccalauréat, contraint de suivre l’une des trois sections suivantes : Droit, pharmacie ou bien médecine. Fortuitement, il avait choisi médecine. « Ainsi, mon destin continuait à être tracé, indépendamment de ma volonté. Il me poussait vers la médecine et je n’y pouvais rien », commente-t-il à la fois ironique et fataliste.

En 1955, Mohamed Fourati est en France et plus précisément à Lille pour poursuivre ses études en médecine. Après une année de physique, Chimie et Biologie –PCB-, passage obligé pour faire médecine, il « s’embarqua » pour six années d’études dans cette ville du nord de la France où le soleil ne brille que rarement. Tout se passa bien. Très bien même puisqu’il put se frayer un chemin dans ce vaste domaine « où le savoir à acquérir est énorme avant même d’avoir à exercer », commente-t-il avec un zeste de fierté et un brin de nostalgie qui rappelle les longues veillées à apprendre des choses qui frisaient le bourrage de crâne.

En 1959, il est interne à l’hôpital Farhat Hached, à Sousse. Retour à Lille, pour ses examens cliniques. Une année plus tard, il est affecté au service de Saïd Mestiri à l’hôpital Habib Thameur. Sa femme, une Lilloise, reste en France pour terminer ses études et s’occuper de ses deux enfants en bas âge. Mohamed Fourati continue de faire le va et vient entre la Tunisie et la France. Objectif : Apprendre la chirurgie thoracique et cardiaque. « A l’hôpital Thameur, les malades atteints de cardiopathie congénitale ou acquise venaient tout simplement y mourir. On ne pouvait rien pour les sauver. Seuls les plus chanceux étaient envoyés en France mais à quel prix ! », se remémore-t-il, bien calé dans son fauteuil en cuir havane. Teint basané, front largement dégarni et cheveux blancs, Mohamed Fourati, les yeux brillants, se souvient de ces images « insupportables et insoutenables » des malades qui venaient mourir. « C’était la seule raison qui me décida  à me spécialiser pour lutter contre les cardiopathie dues au rhumatisme articulaire aigu et ses ravages ».

A son retour, il fut nommé « chef de service ». « Il avait 35 ans et était le plus jeune chef de service », souligne sa femme Michèle. Se tournant vers moi, Mohamed Fourati dit l’air amusé et badin : « Je suis l’intelligence et elle la mémoire », ajoute-t-il en insistant « C’est vrai, on s’est toujours complété ». Face à la vue imprenable sur le Lac de Tunis qu’offre leur salon, les Fourati reconstituaient avec grand plaisir et une joie quasi enfantine « le puzzle » d’une vie vouée au savoir et au labeur. Ancienne professeur de Sciences Naturelles, Michèle a toujours encouragé son mari à aller de l’avant.

Ayant commencé à opérer à cœur fermé, il ne pouvait ignorer les avancées de la médecine qui passa au stade de la chirurgie à cœur ouvert. Il s’y initia, toujours en France et y excella sauvant ainsi de nombreuses vies humaines et faisant honneur à son pays. Il ne le regrettera pas. Bien au contraire. Le métier pour lequel il était destiné exigea de lui un « up to date » quasi permanent. Il exigea de lui d’être sévère aussi. « Une obligation », insiste-t-il sérieux et autoritaire ajoutant, comme pour étayer ce qu’il venait de dire : « J’étais dans l’obligation d’être sévère, parfois même un peu trop, pratiquement agressif » avant de poursuivre avec un bémol « Je le faisais pour le bien du service, ce n’est pas vraiment dans ma nature. Je voulais être ainsi parce que je savais que c’était le seul moyen pour faire marcher mon service. Il fallait maintenir une pression permanente ».

Remportant un grand succès, il ne put qu’aller de l’avant. Si l’adage fort célèbre de « l’argent appelle l’argent » est vrai, nous pouvons affirmer que « le succès appelle le succès », tout comme « le savoir appelle le savoir ». Mohamed Fourati en est la parfaite illustration. Loin de flatter son ego, les succès qu’il remportait le revigoraient et l’encourageaient à aller de l’avant. Et celui qui avait fait philo retrouvait ses réflexes de matheux et ses repaires cartésiens. Pour lui la chirurgie cardiovasculaire est « une science de plus en plus exacte : telle lésion nécessite telle réparation, tel soin et telle suite opératoire. Tout est codifié. Je ne dis pas mathématiquement comme 1+1 = 2 mais il n’y a pas de place au miracle » ajoutant affirmatif que « le miracle peut se passer au niveau psychologique.

La psychologie a une place importante dans notre activité de chirurgie ». Et il ne s’en privait pas en convoquant les parents des malades pour leur expliquer telle ou telle opération, ses chances de réussite ainsi que l’assistance dont le malade a besoin.

En 1968, commença pour lui une nouvelle phase : les opérations à cœur ouvert qui ont été favorisées par l’arrivée d’une délégation de médecins de « Terre des hommes », conduite par le professeur Suisse Hahn. Les techniques évoluaient ainsi que l’art tant il est vrai qu’à ce stade la médecine est un art dont la maîtrise n’est pas à la portée de tous. Pour Mohamed Fourati : « La valeur d’un acte chirurgical ne se mesure pas seulement au geste technique, qui bien sûr a sa valeur, mais aussi à travers le geste affectif », dit-il persuadé que seule cette complicité entre parfaite maîtrise de la technique et l’amour de ce métier peut venir à bout des opérations les plus délicates. Autrement dit Mohamed Fourati était prêt à avancer, à progresser et surtout à oser. Il l’était beaucoup plus que d’autres. En fait, la chose à laquelle il se préparait n’était pas aisée. Bien au contraire, elle était très difficile, ardue et demandait une volonté de fer, beaucoup de courage et autant de détermination. Mohamed Fourati avait certainement toutes ces qualités pour se lancer ce véritable challenge : s’attaquer à la transplantation cardiaque. Rien ni personne ne l’y obligeait.

« Depuis la première opération de transplantation cardiaque en Afrique du Sud par le professeur Barnard, beaucoup d’opérations s’étaient déroulées en Europe », dit-il ajoutant que « cela se passait généralement avec succès. Cela m’a travaillé jusqu’au jour où je me suis dit pourquoi pas en Tunisie. Pourquoi ne le ferai-je pas ? ». Ce fut le commencement d’un travail de fourmi où il ne faut rien laisser au hasard. Il commença par cerner les différents problèmes qu’il fallait résoudre avant de s’attaquer à l’opération elle-même. Problèmes multiples qui vont de la mort accidentelle d’une personne, de son maintien en respiration artificielle puisque le cœur ne doit à aucun moment s’arrêter de battre, de la discussion avec les parents de l’accidenté pour les convaincre non seulement de la mort clinique de leur parent mais aussi de la nécessité de donner l’organe pour que survive quelqu’un d’autre sans compter les moyens matériels pour déplacer le cœur dans les six heures. « La greffe doit conjuguer éthique et technique, humain et inhumaine capacité de transcender la douleur pour recréer la vie », dit-il sûr de ce qu’il avance et persuadé que si les européens étaient parvenus aux résultats escomptés, il n’y pas de raison que nous n’y arrivions pas. « Nous avons tous le même cerveau » sans compter que dans « la science, il n’y a pas de racisme », ajoute-t-il en se délectant de la belle vue sur le Boukornine qui s’élève majestueux et imperturbable, et de la pluie fine qui n’arrêtait pas de tomber par cette après-midi automnale.

Etait-il aisé de parvenir à ce résultat ? Loin s’en faut. Il fallait s’exercer sur des cadavres. « Un travail qui me répugnait », avoue-t-il. Mais il ne pouvait en être autrement jusqu’au jour où toute l’équipe fut rodée à tout point de vue. La première opération se déroula le 15 janvier 1993. « La première dans un pays arabo-islamique », tient-il à préciser, fier de son exploit et de l’honneur qui a échu à la Tunisie suite à cette première.

Après un malheureux accident de la circulation au cours duquel la victime fut déclarée cliniquement morte, la machine s’ébranla en même temps que le compte à rebours. « Mais déjà un problème de taille, l’accident eut lieu dans le sud tunisien, dit-il, soucieux et l’air pensif comme si l’événement se passait actuellement sous ses yeux, ajoutant que sans l’intervention du Président Zine El Abidine Ben Ali, l’opération n’aurait pu avoir lieu. « Il mit à notre disposition un hélicoptère qui atterrit rapidement à l’hôpital militaire ». Tout se passa alors très vite et selon nos prévisions. Le transplanté, un homme aux grosses moustaches dont tous les médias avaient publié la photo, mena une vie normale pendant plus de dix ans avant de mourir de mort naturelle.

Modeste, Mohamed Fourati préfère laisser de coté son mérite personnel pour « l’englober dans la volonté et les efforts de tout un peuple, de tout un pays ». Il est de la trempe de ceux qui se dépensent sans compter. Pour lui la vie est sacrée et « Quand il y a un espoir, si minime soit-il, de guérir ou même d’améliorer l’état du malade, il faut agir, sinon c’est une faute grave ». C’est le credo de Mohamed Fourati, l’homme et le médecin.

Bien qu’il exerçât d’une manière ponctuelle dans les hôpitaux à l’étranger, Mohamed Fourati qui reçut plus d’une offre pour exercer son art, est demeuré fidèle à son pays. Sur ce plan, il est catégorique. « Il n’est pas question d’offrir nos cerveaux ou nos mains à d’autres pays qui en ont beaucoup moins besoin », dit-il heureux de passer une retraite paisible aux cotés de sa femme dans cette cité, fruit de l’intelligence Tunisienne.Ce natif du 18 janvier 1932 a quatre enfants. Deux radiologues, Kamel exerçant à Tunis et Sami à Manhattan, spécialiste en radiologie nucléaire, Neil, ingénieur agronome exerçant à Tunis. Quant à sa fille Sonia, elle est maître de conférences en mathématiques dans les universités parisiennes. Autrement dit, ce que j’aurais voulu être, dit-il détendu et presque perplexe devant les « ingérences » du hasard dans notre destinée.


Mohamed Bergaoui, Médecine et Médecins de Tunisie, de Carthage à nos jours, Berg-édition, 2009.

 

Pourquoi les zèbres ont des rayures ?

 


En 1979, une hypothèse scientifique proposait une explication au pelage rayé des zèbres. Il protégerait des attaques de parasites. Seulement, aucune preuve n'avait pu être apportée. C'est désormais chose faite grâce à cette nouvelle étude hongro-suédoise menée par l'Université suédoise de Lund.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les zèbres ont des rayures? Beaucoup plus qu'un simple détail esthétique, une recherche a montré leur utilité. Sous la direction de Susanne Akesson de l'Université de Lund, en Suède, des scientifiques viennent de publier les résultats de leur recherche dans le "Journal of Experimental Biology", relaie le site de 20 Minutes.

Pour cela, plusieurs expériences ont été effectuées avec des insectes. Leurs réactions face aux rayures ont été étudiées dans une ferme hongroise avec des espèces de chevaux de différentes couleurs : noirs, gris, blancs et rayés. Ils ont observé que les insectes préféraient se diriger vers les chevaux foncés.

Après l'observation, place à l'explication. Il faut savoir que les rayures repoussent les taons, car en leur présence, ces derniers ne parviennent pas à distinguer leur cible. La lumière polarisée est leur seul moyen de discerner leur hôte. Les rayures blanches et noires perturbent cette lumière. De ce fait, "nous concluons que les zèbres ont développé une peau qui attire très peu les insectes suceurs de sang" affirment les chercheurs.

Ces rayures seraient donc une protection contre les prédateurs car la présence de rayures est encore plus perturbante pour les taons. En effet, des études antérieures démontraient que plus la robe du cheval était claire moins l'animal était victime de la présence des insectes. Ceci est dû à la lumière polarisée dégagée par la couleur blanche qui ne permet pas aux parasites de bien les visualiser.

 

Un garçon de trois ans "enceint" de son frère jumeau

 

Ce phénomène de "jumeaux parasites", rarissime, s'est produit au Pérou. Ce n'est pas une première.

L'histoire ne dit pas encore si Isbac Pacunda se souviendra de ses trois premières années. Ce qui est arrivé à ce petit garçon péruvien est pourtant hors norme. Après avoir constaté que le garçonnet grossissait à vue d'oeil depuis sa naissance, les parents d'Isbac Pacunda se sont rendu compte que le petit était en réalité "enceint" de son frère jumeau. Un phénomène rarissime, mais bien réel, connu sous le nom de "jumeau parasite".

"Deux foetus se sont développés dans le ventre de la mère", a expliqué, mardi, le docteur Carlos Astocondor, de l'hôpital de Las Mercedes, à Chiclayo (nord-ouest du Pérou), où le petit Isbac a été opéré. "Un des deux foetus a été absorbé par l'autre", a-t-il poursuivi, précisant que "le cerveau, le coeur, les poumons et les intestins" du foetus absorbé ne se sont jamais développés. Sauf que le reste, oui. "Le foie et le rein étaient attachés au système nerveux de l'enfant, c'est ce qui a gardé en vie l'autre foetus", a constaté le chirurgien, qui a fini par retirer ce "corps" du ventre d'Isbac.

Deux ans, quatre bras et quatre jambes

Le foetus extrait, qui présentait "quelques cheveux sur le crâne, des yeux et quelques ossements", mesurait 25 centimètres et pesait 680 grammes, ce qui correspond au développement classique d'un enfant au cinquième mois de grossesse d'une femme. En aucun cas, le foetus n'était viable. Le petit Isbac, en revanche, devrait garder peu de séquelles physiques de sa triste mésaventure.

Le phénomène de "jumeaux parasitaires", aussi nommé ischiopagus, se produirait dans environ un cas sur 500 000 naissances. Un chiffre difficilement vérifiable, et qui cache à l'évidence de grandes disparités géographiques.

 

Lire la suite sur : lepoint.fr

 

Du maïs au Pérou depuis 7 millénaires

 

Des chercheurs péruviens et américains ont découvert dans le nord du Pérou des vestiges d'épis de maïs et de leur consommation dès -6.000 ans, preuve d'une extension relativement rapide de sa culture en Amérique du Sud après sa première 'domestication' au Mexique.

Une équipe dirigée par Tom Dillehay, de l'Université Vanderbilt (Tennessee) et Duccio Bonavia, de l'Académie nationale péruvienne d'Histoire, a fait une découverte inattendue à Paredones et Huaca Prieta, deux sites de la côte nord-péruvienne. Elle a mis au jour des épis de maïs (cosses, tiges et grains d'amidon fossilisés) datant de -6.700 à -3.000 ans, soit les plus anciens jamais découverts en Amérique du Sud.

Leur analyse indique que les populations locales le consommaient de plusieurs façons : soufflé, en farine... Le maïs a été initialement domestiqué au Mexique, dès -9.000 ans environ, à partir d'une variété sauvage appelée 'téosinte'. "Nos résultats montrent que seulement quelques milliers d'années plus tard, le maïs est arrivé en Amérique du Sud, où son évolution en différentes variétés, qui sont maintenant communes dans la région andine, a commencé", précise Dolores Piperno, du Smithsonian's National Museum of Natural History, co-auteur de l'étude publiée dans les PNAS.

Cité par Science Daily, elle ajoute également : "Cette preuve indique en outre que dans de nombreuses régions, le maïs est arrivé avant l'avènement de la poterie, et que l'expérimentation précoce du maïs comme nourriture n'était pas dépendante de la présence de cette activité".

 

Le chewing-gum, c’est bon avant l’exam

 

Selon une étude expérimentale américaine publiée dans la revue Appetite, mâcher du chewing-gum avant de solliciter son cerveau serait un moyen de mieux irriguer celui-ci et d'augmenter, en conséquence, ses performances.

Dirigée par le professeur en psychologie Serge Onyper, une équipe de chercheurs de la St Lawrence University de New York a fait passer des tests cognitifs écrits à un échantillon de 224 étudiants volontaires, répartis en 3 groupes : ceux du 1er groupe avaient mâché du chewing-gum durant 5 minutes, juste avant le test, ceux du 2ème en ont mâché pendant le test, et ceux du 3ème n'y ont eu droit à aucun moment. Résultats : les étudiants du 1er groupe se sont avérés les plus performants, surtout durant les 15 à 20 premières minutes de l'épreuve.

L'explication, selon Serge Onyper : la mastication, comme n'importe quelle activité physique modérée, en augmentant les pulsations cardiaques et la pression artérielle, produirait un afflux de sang vers le cerveau, améliorant les capacités de mémorisation du sujet. Mais attention à ne pas mâchonner pendant l'effort intellectuel : il y aurait alors concurrence entre les deux activités.

P.S. : tout autre exercice physique modéré, avant un examen, devrait donc aussi faire l'affaire...

 

Des milliards de terres dans la Voie lactée, notre galaxie.

 


1,6 sur 2. C’est le ratio planète/étoile dans la Voie lactée, et c’est ce que vient de révéler une équipe internationale d’astronomes, emmenée par l'astronome Arnaud Cassan, dans une étude publiée jeudi dans NatureIl y aurait donc ainsi des milliards de planètes, plus que d’étoiles, dans la Voie lactée, notre galaxie.

"Il semble qu'il y a littéralement des milliards de planètes ayant des masses similaires à la Terre en orbite autour d'étoiles dans la Voie lactée", estime Daniel Kubas, de l’Observatoire austral européen. Selon l’étude, 17% des étoiles ont ainsi une planète d'une masse comparable à Jupiter, 52 % ont des planètes de la taille de Neptune et 62 % ont des "super-Terres", des planètes de cinq à dix fois plus massives que la Terre. La Voie lactée compterait par ailleurs des millions d’exoplanètes avec plusieurs étoiles.

Une autre étude publiée dans Nature montre elle que 1% des étoiles étroitement associées par paire (étoiles binaires) pourraient avoir une exoplanète géante orbitant autour du couple.

Plus de 700 exoplanètes ont été découvertes en seize ans, dont seulement une douzaine par "microlentille", la technique utilisée par l'équipe d'Arnaud Cassan, qui a étudié pendant six ans des millions d'étoiles, en recherchant ces effets de loupe.  La microlentille est un phénomène rare se produisant lorsque deux étoiles sont parfaitement alignées dans notre ligne de visée : la masse de la plus proche permet d'amplifier la lumière de la plus éloignée. Les autres exoplanètes ont notamment été découvertes par la mission Kepler 16.

Une autre technique, les microlentilles gravitationnelles, a permis de détecter des planètes aux masses plus variables que celles observées jusqu’ici : "nous avons également trouvé que les planètes les moins massives, comme les super-Terres ou les Neptunes peu massives, doivent être plus courantes que les planètes les plus massives", explique ainsi Arnaud Cassan. Grâce à cette méthode, des planètes qui peuvent se trouver loin de leur étoile (entre 75 millions de kilomètres et 1,5 milliard de kilomètres)  et dont la masse fait cinq à dix fois celle de Jupiter, peuvent être repérées. Et quelques perspectives passionnantes se faire jour.

 

C’est à 45 ans que commence le déclin de nos capacités à raisonner et à comprendre

 


S'il est communément admis que les performances cognitives déclinent avec l'âge, la date du début de ce déclin est controversée. Des études récentes avaient écarté que le phénomène puisse commencer avant 60 ans, mais de nouvelles études établissent plutôt que cette dégradation débuterait bien avant. "Notre capacité à raisonner et à comprendre commence à décliner dès l'âge de 45 ans", écrit l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) dans un communiqué qui accompagne la parution, vendredi, d'un article dans le British Medical Journal (BMJ).

Cette assertion s'appuie sur les résultats des tests de mémoire, de vocabulaire, de raisonnement et d'expression orale qui ont été réalisés sur 5.198 hommes et 2.192 femmes âgés de 45 à 70 ans. Suivis médicalement sur dix années et basée sur des tests individuels, les personnes étudiées "montrent que les performances cognitives (sauf pour les tests de vocabulaire) déclinent avec l'âge et ce d'autant plus rapidement que les gens sont plus âgés" écrit l'Inserm.

En 10 ans, les performances en termes de raisonnement ont décliné de 3,6% pour les hommes de 45 à 49 ans, et de 9,6% pour ceux âgés de 65 à 70 ans. Chez les femmes, la baisse est identique (-3,6%) pour la première tranche d'âge mais moins marquée (-7,4%) pour la seconde, rapporte l'AFP.

Selon Archana Singh-Manoux qui a dirigé l'équipe de l'Inserm ayant réalisé l'étude, il est important de "déterminer l'âge auquel le déclin cognitif commence" parce qu'il est "probablement plus efficace" d'agir "dès le début du déclin", avec notamment des médicaments, "pour changer les trajectoires du vieillissement cognitif".

 

La Belgique réalise sa première greffe du visage

 

Samedi, un chirurgien de l'hôpital universitaire de Gand en Belgique a annoncé qu'une équipe et lui avaient réalisé avec succès il y a une semaine une greffe du visage. C'était une première dans le pays.

La Belgique est le troisième pays européen, après la France et l'Espagne, à réaliser une telle opération. C'était donc une greffe totalement inédite pour l'équipe de l'hôpital universitaire de Gand dirigée par le professeur Philippe Blondeel. L'intervention a été réalisée la semaine dernière sur un patient belge gravement mutilé au visage. "Ce qui manquait de peau, c'était surtout la partie centrale du visage, lèvres, muscles, nerfs. Quand on parle d'os (à remplacer, ndlr), c'est aussi la partie centrale du visage, d'en-dessous des yeux jusqu'au cou. Tout était parti", ", a expliqué le professeur Blondeel à la RTBF.

L'opération a ainsi consisté à remplacer tout le bas du visage grâce à celui d'un donneur récemment décédé et dont la famille a tenu à rester anonyme. Au total, l'intervention a duré pas moins d'une vingtaine d'heures et a mobilisé 65 personnes. "Il va très bien, il va super bien après six jours", a déclaré le professeur interrogé par la chaîne de télévision RTL-TVI. "Il a déjà avalé un peu d'eau, il a parlé, ce qui était inattendu, on ne pensait pas qu'il pourrait parler aussi vite après l'opération".

Cette greffe du visage est la 19e réalisée dans le monde depuis la première transplantation partielle dont a bénéficié en 2005 la Française Isabelle Dinoire. Au vu du succès de l'opération, le professeur Blondeel a annoncé que l'hôpital universitaire de Gand souhaitait réaliser à l'avenir d'autres transplantations de tissus composites, non seulement du visage mais aussi d'autres parties du corps, comme les bras ou l'abdomen, rapporte l'AFP.

 

Observez bien Jupiter en ce mois de janvier

 


Avez-vous remarqué cette étoile très brillante dans le ciel du soir ? Ce n'est pas une étoile, c'est Jupiter ! En janvier 2012, Jupiter monte très haut dans le ciel dès le début de la soirée, ce qui rend cette planète particulièrement accessible pour les couche-tôt ! Les mois suivants seront moins propices, car Jupiter ne sera plus visible qu'en tout début de soirée et déclinera rapidement. Une nouvelle période favorable commencera à l'automne 2012.Pour la repérer, une méthode ultra simple : Il suffit de savoir que Jupiter est très haute dans le ciel de début de soirée en  janvier 2012, et qu'elle surpasse en éclat toutes les étoiles visibles dans le ciel, un autre détail, elle ne scintille pas (seuls les étoiles scintillent). Regardez bien haut vers 20h, et vous la trouverez sans peine !

Wafa M.

 

Voulez-vous être un partenaire de La NASA pour l'aider à chercher des extraterrestres sur la Lune ?

 

 

La recherche scientifique n'est plus une affaire de professionnels désormais. Des chercheurs de la Nasa proposent à des volontaires de les aider à identifier des signes de vie extraterrestre sur la Lune. A partir de clichés pris de notre satellite, il serait possible de déceler des indices pouvant mener à cette conclusion, selon les physiciens Paul Davies et Robert Wagner de l'université d'Arizona aux États-Unis. Nos humbles télescopes pourraient ainsi repérer des traces de déchets, ou des messages laissés par d'éventuels aliens.

Dans la revue scientifique Acta Astraunautica, les deux chercheurs ont décrit leur démarche : "Même s'il n'y a qu'une infime probabilité pour des extraterrestres d'avoir laissé des traces d'une technologie sur la Lune, sous forme d'artefact ou une altération de la surface lunaire, ce lieu a l'avantage d'être proche et de préserver des traces pour une très longue durée. S'il n'est pas cher de récupérer des données d'indices de vie intelligente, il n'y a pas beaucoup à perdre, même si la probabilité de détecter une technologie alien en fonctionnement est extrêmement minime". Ils ajoutent plus loin  : "Des civilisations extra-terrestres peuvent avoir envoyé des sondes dans notre région de la galaxie.Toute mission vers notre système solaire aurait probablement eu lieu des siècles auparavant. L'environnement lunaire permet de préserver des artefacts pendant des millions d'années".

Depuis 2009 déjà, la Lunar Reconnaisance Orbiter (LRO) de la Nasa, a collecté quelques 340 000 clichés de la Lune. Par conséquent, il serait impossible pour une équipe de chercheurs d'examiner ces images toujours en nombre croissant, d'où l'initiative de Paul Davies et Robert Wagner de faire appel à de simples amateurs et passionnés. Ceux qui possèdent par exemple des logiciels d'architecture seraient ainsi capables de déceler des irrégularités sur la surface lunaire. Il s'agirait là d'un"excellent projet pédagogique" selon les deux scientifiques. Cette aide bienvenue viendraient en complément d'autres recherches scientifiques d'une vie extra-terrestre, comme la SETI (Search For Extraterrestrial Intelligence) qui elle utilise des données récupérées grâce à un radiotélescope. A vos lunettes!

 

25 ans après son ingestion d’un stylo... On le lui retire en état de fonctionner

 

 

Une Anglaise de 76 ans s'est rendue aux urgences suite à une perte de poids et des diarrhées, rapporte leBritish Medical Journal, relayé par la presse anglaise. Et quand les médecins lui ont fait passer une radio, ils ont eu une surprise : "Un objet étranger sous forme d'une ligne verticale dans son estomac" ! Interrogée à ce sujet, la vieille dame s'est alors souvenue avoir avalé un stylo par accident 25 ans auparavant...

Selon son gastro-entérologue le Dr Olivier Waters, qui est en charge du cas, elle se tenait alors en haut des escaliers et utilisait un stylo décapuchonné pour tester un endroit qui lui faisait mal sur ses amygdales, en s'aidant d'un miroir. Mais elle aurait alors trébuché et avalé le stylo par accident qui est descendu directement dans l'estomac !

Les symptômes de la vielle dame se sont ensuite résorbés naturellement, laissant la communauté médicale perplexe sur la suite à donner à ces évènements... Une gastroscopie a démontré que le stylo en plastique n'était pas la cause de ses problèmes digestifs et qu'il n'était même pas abîmé par les sucs gastriques ! Le cas a été débattu lors d'un congrès gastro-entérologique multi-disciplinaire et les professionnels sont arrivés au consensus que même si l'objet est resté en place pendant 25 ans sans causer de problème, il devait tout de même être retiré au cas où il pourrait un jour perforer l'estomac, comme cela s'est produit une fois auparavant avec un enfant.

Et le plus incroyable c'est que quand la vieille dame a été opérée et que les chirurgiens ont retiré le stylo, ils n'ont pu que constater son état stupéfiant, rapporte le site MNSBC... Après avoir baigné dans de l'acide pendant 25 ans, le stylo était corrodé et son enveloppe de plastique très abîmée, mais il écrivait encore !

 

Vol de Lune à la NASA

 


Morceaux de Lune, météorites issus de Mars ou encore poussière de comète. Des centaines d'échantillons que la Nasa prête habituellement aux chercheurs ont disparu, a révélé jeudi un audit de l'agence spatiale américaine.
Selon cet audit, "517 matériels astronomiques prêtés ont été perdus ou volés entre 1970 et juin 2010". Ces échantillons incluent entre autres des morceaux de Lune et de météorites issus d'astéroïdes et de Mars, de la poussière de comète et des ions issus de la couche extérieure du soleil.
"Ces échantillons constituent une matière rare et limitée et jouent un rôle important dans la recherche et l'éducation", est-il écrit dans le rapport.
En mars la Nasa avait plus de 26.000 échantillons en prêt, issus d'une collection de 140.000 morceaux de Lune, 18.000 échantillons de météorite et 5.000 échantillons de poussières cosmiques et de comète.
Le rapport préconise que la Nasa répertorie mieux les morceaux qu'elle détient et mette en place un inventaire annuel pour éviter ces pertes.
La question reste cependant : perdus ou volés ?

 

Il y a plus de 50.000 ans, l'Homme entretenait déjà sa literie

 

Une équipe internationale dirigée par Lyn Wadley, de l'Université de Witwatersrand à Johannesburg, a mis au jour, dans l'abri sous roche de Sibudu, en Afrique du Sud les vestiges de couchettes datant de plusieurs périodes du Paléolithique. Plus précisément de -77.000 à -38.000 ans.

Or si le site était déjà connu des archéologues, ces vestiges ont de quoi étonner, notamment en raison de leur composition. En effet, ces couches sont constituées de feuilles et de tiges (aujourd'hui fossilisées) de carex et de joncs, et certaines intègrent même des feuilles d'arbre aux propriétés insecticides. Associée à des traces de feux aménagés, "la sélection de ces feuilles pour la construction des couches suggère que les premiers habitants de Sibudu avaient une intime connaissance des plantes qui entouraient l'abri, et qu'ils étaient au fait de leurs utilisations médicinales", explique le professeur Lyn Wadley de l'université de Witwatersrand de Johannesburg cité par le Daily Mail. Sansdoute est-ce la preuve qu'un souci du confort et d'hygiène animait déjà nos lointains ancêtres.

Le site de Sibudu, aujourd'hui menacé par des constructions immobilières, a déjà livré, ces dernières années, des vestiges d'arcs et de flèches, de pièges pour la chasse et de coquillages percés (peut-être destinés à des parures).

 

Des chercheurs américains annoncent la découverte des trous noirs les plus massifs jamais détectés

 

Des chercheurs américains ont annoncé la découverte des trous noirs les plus massifs jamais détectés, avec une masse représentant chacun dix milliards de fois celle du Soleil.

Les travaux de cette équipe de l'Université de Californie à Berkeley (ouest des Etats-Unis), sont publiés lundi par la revue scientifique Nature. Les chercheurs expliquent avoir découvert ces deux trous noirs géants dans un amas de galaxies à 300 millions années-lumière de distance.

Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière dans le vide spatial pendant 365 jours à environ 300.000km/s, soit quelque 9.460 milliards de kilomètres en un an. Le plus gros trou noir découvert jusqu'à présent avait une masse représentant celle de six soleils.

Un trou noir se forme lorsqu'une étoile supergéante en fin de vie explose puis s'effondre sur elle-même. Cela créé un point dans l'espace où rien ne peut échapper à l'attraction gravitationnelle, pas même la lumière. Les trous noirs ne sont pas directement observables, mais on peut les détecter par l'effet qu'ils provoquent sur les étoiles voisines, dont la matière est littéralement aspirée. Elle s'échauffe à des températures considérables avec émission de grandes quantités de gaz et de rayons X.

D'après les chercheurs, leurs travaux suggèrent que les processus de croissance des trous noirs sont différents selon la taille des galaxies.

 

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