Zied El Héni a porté plainte contre Mustapha Ben Jaâfar, le président de l’ANC, pour plusieurs anomalies dans les décisions publiées au JORT et relatives aux salaires, indemnités et primes des élus de la Constituante.
En premier lieu, selon M. El Héni, il n’incombe pas au président de l’ANC, étant le signataire dudit document officiel, d’émettre de telles décisions. "C’est un dépassement des prérogatives du président de l’ANC " a-t-il ajouté en l’occurrence. Pour preuve, la CNRPS a effectivement décliné ses correspondances à deux reprises, car juridiquement, il ne dispose pas de pouvoirs l’habilitant à le faire.
En second lieu, Zied El Héni constate que lesdites décisions stipulent une ségrégation entre les élus de l’intérieur et ceux de l’étranger, qui se traduit par un doublement des salaires des élus de l’étranger. C’est la porte ouverte à toutes les revendications et réclamations de faveurs entre les élus.
En troisième lieu, M. El Héni mentionne la décision du transfert des salaires et indemnités des élus de l’étranger à leurs pays de résidence, en devises. Il a affirmé que les honoraires versés par l’Etat tunisien à ces élus sont censés couvrir leurs frais de résidence en Tunisie et non à l’étranger.
Zied El Héni a, ensuite, déploré la passivité des membres de la Constituante, et notamment les juristes et avocats, y compris ceux de l’opposition. "Où sont donc passés ceux qui s’y connaissent en droit parmi les élus? pourquoi n’ont-ils rien dit? Tout porte à croire que tant qu’il s’agit d’avantages matériels en leur faveur, ils se taisent sur les infractions !".
Il a, à ce titre, rappelé que plusieurs parmi les technocrates, qui ont accepté des portefeuilles ministériels dans le gouvernement de Béji Caïed Essebsi, avaient fait de grands sacrifices en abandonnant leurs postes importants et royalement rémunérés à l’étranger, pour servir le pays et ont même refusé d’être payés, pour certains. «Je sais qu’à l’ANC, on est bien loin de ce niveau d’altruisme, mais on pourrait, tout de même, essayer de s’en rapprocher au moins !», a-t-il conclu.

La France n'est pas inactive dans le dossier syrien, répond jeudi à Nicolas Sarkozy le chef de la diplomatie Laurent Fabius, qui estime "qu'on attendrait autre chose de la part d'un ancien président" qu'une polémique "sur un sujet aussi grave".
Des inconnus ont abattu un général de l'armée libyenne vendredi à Benghazi, dans l'est du pays, rapporte une source proche des services de sécurité.
Ayoub Messaoudi, conseiller démissionnaire du président de la République chargé de l'information est désormais interdit de voyage, rapporte JawharaFM. Cette interdiction succède à une déclaration largement diffusée de Messaoudi à propos des derniers événements de Sidi-Bouzid qui pouvaient se lire comme une franche incitation à la révolte. En effet, il était explicitement dit dans sa lettre qu’il fallait faire chuter le gouvernement. Est-ce pour cette raison qu’on lui interdit de quitter le territoire tunisien ?
La veuve de Yasser Arafat a déposé mardi plainte contre "X" pour "assassinat" à Nanterre (Hauts-de-Seine) suite à des informations selon lesquelles l'ancien président de l'Autorité palestinienne, mort en 2004 en France, pourrait avoir été empoisonné.
L'armée syrienne accélérait ses opérations mardi pour tenter de déloger les rebelles d'Alep, lesquels promettent de transformer la capitale économique du pays en "tombeau du régime" alors que la communauté internationale reste impuissante à faire cesser les combats.
La rencontre du président du gouvernement, Hamadi Jébali, avec les médias nationaux, publics et privés, a donc, d’abord et indépendamment du contenu, une valeur de démenti quand à ce qui a été propagé par les réseaux sociaux quant à l’éventuel remplacement de M. Hamadi Jébali par M. Ali Larayedh à la tête du gouvernement. Certes un démenti latéral a été annoncé ; mais ce rendez-vous médiatique est le meilleur argument, d’autant plus que le président du gouvernement l’a d’emblée situé dans le cadre de ses rendez-vous mensuels avec les médias, des rendez-vous interrompus pour un temps mais promesse a été donnée, à l’occasion, de respecter ce rendez-vous. D’ailleurs le débat lui a permis plus tard de revenir sur ce détail pour souligner ce démenti tout en précisant le manque d’intérêt personnel qu’il a pour la responsabilité politique.
L'Egypte a commencé lundi à relâcher des détenus inculpés par la justice militaire, conformément à un décret d'amnistie décidé la semaine dernière par le président Mohamed Morsi, a-t-on appris auprès des autorités carcérales.
La Syrie a reconnu pour la première fois lundi être en possession d'armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d'"agression extérieure" tout en excluant de les employer pour mater l'insurrection contre Bachar al Assad.