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Arts et spectacles

Tunisie-Culture : Personne n’a fait obstacle à Lotfi Bouchnaq à Kairouan

 

Les informations concernant l’intervention d’un groupe de salafistes pour arrêter le spectacle de Lotfi Bouchnaq à Kairouan n’a rien de vrai. L’artiste tunisien s’est bien produit comme prévu dans un concert de grande qualité et de belle ambiance.

Il y a cependant eu bel et bien intervention pour empêcher une troupe iranienne de se produire dans la même soirée.

MM

 

Tunisie – Culture : Lotfi Bouchnaq entre l’acteur et le chanteur

 

La participation de l’artiste Lotfi Bouchnaq en tant qu’acteur dans le dernier feuilleton Mektoub 3 a suscité des avis variés et des commentaires contradictoires. En effet, certains de ces fans étaient déçus que leur idole, une vraie star, soit réduite à un si petit rôle, représentant en plus un personnage moralement suspect au début. Ils trouvaient même que le chanteur de grand talent était de médiocre performance en tant qu’acteur et qu’il aurait dû rester au plus haut de son prestige de chanteur-compositeur, sans le besoin de cette expérience qui ne pourrait rien lui apporter.
Evidemment, ceux qui ont des œufs à casser sur le dos du chanteur, ne trouvaient pas mieux que celui de l’acteur pour faire leur omelette.
Pourtant, nombreux sont les grands chanteurs qui avaient tenté l’expérience du cinéma ou de la télévision, dans leur propre ambition ou celle d’un réalisateur en quête de nouveauté, sans que cette expérience soit concluante au début : on se souvient d’Oum Kolthoum, de Mohamed Abdelwahab, de Férid Latrach, de Jacques Brel, etc. Pour ne parler que de ceux qu’on avait considérés piètres acteurs.
D’autre part, Lotfi Bouchnaq a joué, avant Mektoub 3, dans d’autres produits audiovisuels. Pourquoi ne pas voir dans sa dernière participation la naissance, peut-être, d’un nouveau filon à essayer et d’une nouvelle piste à explorer dans un produit futur : celui de Mektoub 4 ? Cette nouvelle perspective serait l’introduction de l’artiste dans un feuilleton en série qui a touché plusieurs niveaux d’interrogation d’une société où l’artiste ne pourrait rester absent.
Cette recherche peut hanter l’esprit d’un réalisateur-producteur, Sami Fehri, qui a donné la preuve d’une grande maîtrise de ses compétences dans le domaine, et celui d’un artiste, chanteur ou acteur qu’importe, toujours malade de cette soif de pousser son expérience créatrice au plus loin de ses limites, au risque d’y essuyer parfois des revers mal envoyés de détracteurs pas toujours bien intentionnés.
Je soutiens pour ma part que le rôle de l’artiste d’un éventuel Mektoub 3 est à creuser profondément, peut-être avec plus d’audace, dans le vrai style de Sami Fehri, on ne pourrait en extraire que plus d’originalité et de situations dramatiques non moins attrayantes que celles qui valent au produit son actuel succès.
Je tiens donc ce petit rôle de Bouchnaq pour un spot annonce d’un rôle plus riche et plus tendu dans Mektoub 4. On ne pourrait que s’en réjouir et rester sur sa faim.

Une remarque cependant pour finir : dans Mektoub 3, Lotfi Bouchnaq semble avoir porté un rôle tout fait pour lequel il a été choisi ; ce qu’il conviendrait sans doute, ce serait que son rôle dans Mektoub 4 soit adapté à sa personnalité et peut-être aussi à ses vraies tensions internes comme homme et comme artiste.

Source: tunivisions.net

 

Pakistan : la chanteuse Ghazala Javed sauvagement assassinée

 



Jeune chanteuse à succès en langue pachtoune, Ghazala Javed a été sauvagement assassinée au détour d'une rue de Peshawar au Pakistan lundi soir. À 24 ans, la jeune femme était divorcée d'un homme d'affaires puissant qui avait refusé qu'elle poursuive sa carrière.
Lundi soir, en sortant d’un salon de beauté avec son père à Peshawar, la chanteuse pakistanaise Ghazala Javed a été prise pour cible par deux motards armés. Six balles dans le corps pour elle, une balle pour lui, la fille et son père ont été « abandonnés » en pleine rue « dans une mare de sang », selon la police. La jeune femme de 24 ans s’est rendue célèbre dans le pays pour ses chansons dans la langue pachtoune, son ethnie. Avec une vingtaine d’albums à son compte, elle poursuivait sa carrière malgré les menaces des islamistes radicaux, opposés aux carrières artistiques de toute Pakistanaise.

La police aurait des soupçons sur l’ex-mari de la chanteuse, l’homme d’affaires Jahangir Khan. Celui-ci avait dissimulé à sa fiancée son premier mariage et voulait l’empêcher de poursuivre dans la chanson, ce qui avait motivé son divorce, un acte aussi mal perçu que le chant par les musulmans intégristes.

Dans un communiqué, la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, qualifie ce crime d’ « odieux », et de « tragique », rappelant que « la liberté de chanter et de danser reste, dans de trop nombreux pays du monde, un combat à mener pour la liberté des femmes et le respect de leurs droits les plus fondamentaux (…) ». La ministre souhaite par ailleurs que ce drame encourage les autorités pakistanaises « à poursuivre leur combat contre toutes les formes de violences attentatoires aux libertés individuelles des femmes pakistanaises. »

 

Gala de soutien pour les femmes : A quoi sert la révolution si je ne peux pas danser ?


Le 18 juin 2012 à 20h, au THÉÂTRE ÉDOUARD de PARIS, sera présenté, au profit des associations de femmes en lutte dans les pays en révolution, un gala de soutien du Fonds pour les Femmes en Méditerranée intitulé : «A quoi sert la révolution si je ne peux pas danser ?»

Avec le soutien de Zana et Bernard Murat et la participation à titre gracieux de : Isabelle Druet mezzo soprano, Souad Massi et Eric Fernandez arabo-andalou et flamenco, Constance humoriste, extrait de son spectacle «Les mères de famille se cachent pour mourir», Lamia Safieddine danseuse et chorégraphe, extrait de son spectacle de danse arabe contemporaine «Lilithe», Chloé Lacan chanson française, Nuria Rovira-Salat et le Funzi Mozaique, ensemble chants et danses tziganes, Cahina Bari conteuse, extrait de son spectacle «Fatima bien au-delà de l'horizon»

La Soirée sera présentée par Souad Belhaddad journaliste

En partenariat avec le réseau «Cartooning for peace», des dessins et caricatures sur la condition des femmes dans le bassin méditerranéen seront présentés.

Sous le parrainage et le marrainage de Laure Adler - journaliste et productrice à France Culture, Elsa Boublil - journaliste à France Inter, Virginie Brac - écrivaine et scénariste, Alya Cherif Chamari - avocate, directrice du collectif 95 Maghreb égalité, Souad Massi – chanteuse et auteure compositrice, Véronique Nahoum Grappe anthropologue, Sabrina Ouazani - comédienne, Plantu - dessinateur, Reine Sammut - chef cuisinière, Fabienne Servan-Schreiber - productrice de cinéma, Wassyla Tamzali - avocate, écrivaine, Samar Yazbek - journaliste et écrivaine.

Après l’appel à l’assassinat de l’art, voici l’incitation au meurtre des artistes

 

 


Grave, très grave, extrêmement grave ce qui vient d’être dit à la Mosquée Zitouna aujourd’hui, et pas par n’importe qui, s’il vous plaît : par l’imam de la Mosquée, Hocine Labidi. Il a simplement taxé les participants à l’exposition d’Al-Ebdellia d’apostasie et de mécréance, autorisant par la même occasion leur assassinat. Il a répété cela trois fois, pour insister, comme quelqu’un qui persiste et signe.

Evidemment, avec ce discours, on est très loin de celui du gouvernement, même dans son état le plus strict, le plus marqué idéologiquement ! Reste à savoir maintenant comment ce gouvernement va réagir contre cette franche et arrogante incitation au meurtre.

Faut-il rappeler par ailleurs que toute accusation d’hérésie ou d’apostasie est contraire à l’esprit de l’Islam que ne reconnaît le pouvoir d’accès au secret des âmes qu’à Dieu seul ? C’est d’ailleurs ce que l’Imam Ali, Dieu le bénisse, avait très tôt compris, lui qui a dit : « Toute personne qui accuse un musulman de mécréance est elle-même mécréante ».

MM

 


 

Programme du Festival international de Carthage 2012

 


Une conférence de presse organisée à Hammamet a dévoilé les secrets de la programmation du Festival international de Carthage 2012 dont le coup d’envoi sera donné le 5 juillet prochain. Voici le programme détaillé de cette nouvelle session :

- 5 juillet : Soirée d’ouverture avec plusieurs artistes tunisiens

- 9 juillet : Orchestre symphonique de Rome

- 12 juillet : Saber Rebai

- 13 juillet : Housine Al Jasimi

- 14 juillet : Marcel Khalifa

- 15 juillet : Patrick Fiori

- 19 juillet : Kadhem Essaher

- 20 juillet : Spectacles de jongleurs Chinois

- 21 juillet : Lise Macombe

- 22 juillet : Paul Young

- 24 juillet : Alpha Blondy et Ahmed Mejri

- 25 juillet : Chansons de la patrie

- 28 juillet : Wael Jasser et Rami Ayech

- 31 juillet : Mika

- 2 août : Jamel Debouze

- 3 août : Najoua Karam et Ragheb Alama

- 4 août : Amel Maher et Hani Chaker

- 6 août : Nacir Chemma

- 7 août : Tribute to Bob Marley

- 8 août : Assala Nasri

- Soirée de clôture : Dhafer Youssef


 

A Monastir : Le Café au centre des préoccupations académiques et culturelles

 


Le rendez-vous précédemment annoncé d’une activité académique et culturelle autour du phénomène « Café » dans notre société a fini par susciter l’intérêt de plusieurs acteurs de la société civile.

En effet l’action était à l’initiative de la délégation régionale de la Culture à Monastir, de l’unité de recherche « Anthropologie culturelle arabe et méditerranéenne », du Complexe culturel de Monastir et de l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens –ACAM (Club de la Jeunesse Méditerranéenne). Elle consistait en un colloque international sur le thème « Anthropologie du Café » le 5 juin 2012. Participeront à ce colloque : Mohamed Jouili (Directeur de l’UR), Dorra Laatiri (Londres), Noureddine Gara (Algérie), Adel Kilani, Mustapha Kilani et Sadok Gammoudi.

Mais l’initiative est tellement originale et intéressante que des organisations professionnelles se sont associées à cette activité. Il s’agit de l’UTICA et de la Fédération nationale des professions et métiers et la Chambre syndicale nationale des patrons de cafés première catégorie.

Nous sommes convaincus que cette initiative sympathique débouchera sur un projet pérenne qui deviendra cyclique et qui jouera un rôle important dans l’édification d’un pont solide entre l’académique, le culturel et le social et qui contribuera de ce fait à la démocratisation de la culture.

Affaire à suivre, d’abord le 5 juin à Monastir…

MM

 

Warda al-Jazairia a cessé de vivre, sa voix continuera

 

Warda al-Jazairia, Warda la grande chanteuse algérienne est morte, elle dont la voix ne s’éteindra jamais, aux rythmes ineffables de 300 chansons. Son cœur s’est soudain arrêté de battre à l’âge de 73 ans, dans cette ville qui l’a accueillie, qui l’a contenue l’illuminant de sa lumière et s’illuminant de son talent.

Le président algérien AbdelAziz Bouteflika a demandé à ce que Warda, « La Rose algérienne », soit inhumée dans son pays natal, là où elle était née en 1939 d'un père égyptien et de mère libanaise.

Surnommée la "Rose algérienne", cette diva de la chanson d'amour a vendu plus de 100 millions d'albums à travers le monde pour un répertoire comprenant plus de 300 chansons.

Sa vie, on y reviendra. A présent, disons seulement : « Dieu ait l’âme de Warda, puisse-t-il en faire une Rose du Paradis ! »

Source: tunivisions



 

Théâtre à Hammam-Chatt: Hélal ou Nejma pièce politique

 


Le complexe culturel Hammam-Chatt accueille, le samedi 19 mai à 17h, la pièce « Hélal ou Nejma » (Croissant et étoile) du Centre des Arts Dramaturgiques et Scéniques du Kef (Mise en scène de Sami Nassri).
C’est l’histoire d’une journaliste française d’origine tunisienne venue chercher un poète dont elle avait lu les poèmes, dans un village montagneux du centre du pays, en 1952…

Hélal ou Nejma est avant tout une pièce politique, à voir et à penser.

 

La Marsa : Salon des Artistes dans la rue

 

Dans le cadre du Centenaire de la Municipalité de la Marsa, le Salon des Artistes (EFESTO) organise la première édition de « Tsaw’ART », dimanche 13 mai 2012 de 10H30 à 19h00 dans la rue Noureddine El Khayachi à la Marsa.

Ce jour-là,  la rue sera fermée à la circulation, ouverte à la création, pour vivre au rythme de l’expression artistique, chacun dans l’art qui lui ressemble.

Des artistes, des peintres, des poètes, des acrobates, des danseurs, des musiciens, des photographes, des sculpteurs, des badauds aussi et un public avisé venant pour la circonstance : tous pourront jouir de l’univers multiforme de la création.

Chacun peut ramener ses outils, ses chevalets, ses toiles blanches, ses couleurs, ses instruments, son corps et son âme pour passer une journée créative sous le signe de la LIBERTE, de l’AMITIE, du BONHEUR …

 

Atelier de la jeunesse méditerranéenne sur les documentaires de la révolution

Le Club de la Jeunesse Méditerranéenne (parrainé par l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens, ACAM) organise, en partenariat avec le Club de Cinéma à Monastir un atelier intitulé « Le Cinéma documentaire tunisien aux yeux de la jeunesse révolutionnaire », et ce à Monastir-Center de Monastir les 6 et 10 mai 2012.

La première journée sera consacrée aux « documentaires des amateurs » ; la seconde aux « documentaires de la révolution tunisienne ». Des films du genre seront projetés à l’occasion et discutés, notamment avec les jeunes, participant à l’atelier.

Quel est le mouvement politique tunisien le plus nuisible à la transition démocratique pacifique en Tunisie